03.Oct.2009 L’avenir de la web télé
Depuis que j’ai lancé ce blogue, je remarque toute l’ampleur que prend la web télé dans les médias dits « traditionnels ». Lors du Podcamp Montréal, j’ai eu la chance d’assister à la conférence de Jean-Michel Vannasse sur son expérience en webtélé. Je dois avouer que son premier commentaire m’a scié les jambes en deux.
Il disait avec conviction que les gens qui s’intéressaient à la web télé le faisaient dans le but de se forger une place à la télévision proprement dite. C’est probablement très vrai. C’est là où est l’erreur selon moi.
La masse critique va toujours rester bien branchée au Banquier, à WipeOut et Salut Bonjour! Week-end.
Pour que le modèle de rentabilité de web télé apparaisse, il faudra réinventer le système en se servant de la valeur ajoutée que nous procure le fait que le spectateur est déjà sur le Web lorsqu’il nous écoute. Il faut maximiser les échanges avec les auditeurs et leur permettre de se sentir impliqués dans le processus. Étant donné que les web télé s’adressent à un public de niche, on peut repousser les limites, repousser ce à quoi sont habitués les gens.
Quand on décide de faire de la web télé, il faut le faire pour ce que c’est. Quand on regarde des exemples de succès québécois comme le défunt Cas Roberge, qui avait entre 15000 et 60000 visionnements par capsule et qui n’a pas trouvé le moyen d’être rentable… même avec une commandite de Telus (GlobeTrotter.net). Il faut se poser des questions.
Un bon exemple de réussite en web télé, ici au Québec, c’est Bombe.tv. Ils ont réussi à se faire une notoriété (mais également sur les ondes du Canal Vox) et ils sont maintenant en mesure d’attirer les commanditaires qui leur permettent d’organiser des événements qu’ils couvrent avec leurs topos « guérilla ». Tout le monde y trouve son compte et le produit est intéressant pour le public jeune qui est ciblé.